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La santé au travail

De quoi parle-t-on ?

un stethoscope Le reconnaissance de la préservation de la santé au travail existe depuis la naissance du code du travail en 1910, soit un siècle. Depuis cette époque, des dispositions législatives et réglementaires, nationales puis européennes, l'ont successivement encadrée.

Le Plan Santé au travail 2010-2014 transpose en France les dispositions européennes "Santé au travail 2007-2012", pour réduire de 25% les accidents du travail.

Il comporte 4 axes : la recherche en santé au travail ; la prévention des risques professionnels (psychosociaux, chimiques, musculo-squelettiques ou TMS) ; l'accompagnement des entreprises (particulièrement de moins de 50 salariés) ; la coordination des partenaires (réforme des services de santé au travail, leur place dans la stratégie de prévention).

L'Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) chapeaute un réseau d'Agences régionales (ARACT) chargées de coordonner et accompagner les actions en entreprises.

Quels sont les chiffres ?

Selon un sondage de l'ANACT (Mars 2009) seulement 13% des salariés se disent "très stressés" ; mais ils sont plus de 4 sur 10 à se sentir globalement stressés : surtout les cadres supérieurs (57%). Les catégories socioprofessionnelles inférieures ressentent moins le stress, sans doute en raison d'un niveau de responsabilité moindre.

En tête des atteintes corporelles, se trouvent les troubles musculo-squelettiques (TMS), première maladie professionnelle déclarée (74% en 2008), et en forte augmentation (17% par an depuis 10 ans). En 2008, l'Assurance Maladie a indemnisé 36 900 nouveaux cas de TMS.

D'autres lésions dues au stress et au surmenage professionnels sont possibles, en particulier cardio-vasculaires et métaboliques.

Des salariés en repli et souvent passifs...

Un sondage de l'ANACT en 2009 montre que les salariés stressés par le travail n'ont pas vraiment recours aux instances dédiées à la santé et la sécurité au travail. Ils tâchent souvent de s'en sortir par eux-mêmes ou avec l'aide de leur famille.

4 salariés stressés sur 10 ont consulté leur médecin traitant, 16% ont parlé à leur médecin du travail, 11% ont été en arrêt de travail, 4% ont démissionné.

Quelle est la place du médecin traitant ?

C'est un interlocuteur de choix pour apprécier le retentissement psychique et physique du travailleur, qu'il soit salarié ou pas. Il peut décider un arrêt-maladie pour donner le temps de souffler et de faire le point sur la situation. Mais il ne remplace pas les démarches auprès des interlocuteurs réglementaires en entreprise ou auprès de l'inspection du travail. Ce n'est pas son rôle.

Quel est le risque suicidaire au travail ?

Selon l'Institut national de Veille Sanitaire (InVS) en avril 2010, le secteur de la santé et de l'action sociale présente la mortalité par suicide la plus élevée avec 34,3 décès/100.000 employés
Viennent ensuite l'administration publique (hors fonction publique d'Etat) (29,8/100.000), la construction (27,3/100.000) et l'immobilier (26,7/100.000). La mortalité est presque trois fois plus élevée chez les employés (ouvriers surtout) que chez les cadres.

Qu'est ce qu'un curriculum laboris ?

Il s'agit de l'histoire professionnelle de chaque salarié, compilant les différentes professions exercées en y intégrant toutes ses expositions aux risques chimiques, mécaniques, psychologiques ou autres, y compris celles qui n'ont été que ponctuelles.

A qui s'adresser dans son entreprise ?

flèche verte D'abord aux collègues en qui le salarié a confiance. Des études montrent l'importance de leur soutien, en particulier la possibilité d'exprimer ses difficultés, de savoir si elles sont partagées par d'autres.
flèche verte Ensuite, le salarié peut se tourner vers les délégués du personnel ou le Comité d'Entreprise ; mais c'est plus réglementairement le rôle du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de traiter ce sujet. Malheureusement, ce dernier n'existe légalement que dans les entreprises de plus de 50 salariés.
flèche verte Le médecin du travail peut être saisi d'urgence, en dehors des visites programmées tous les un ou deux ans. Tenu au secret professionnel, il peut intervenir dans l'entreprise en concertation avec le salarié et essayer d'améliorer sa situation. Il peut aussi orienter le salarié vers un professionnel (psychologue etc.), d'autres instances (juriques etc.) ou assurer lui-même un soutien dans le temps.
flèche verte En dernier recours, l'Inspection du travail peut être saisie par les représentants des salariés ou les salariés eux-mêmes.



Le médecin de ville ne connaît pas bien le monde du travail, mais peut orienter vers le médecin du travail ou adresser à une consultation de "pathologies professionnelles" en centre hospitalo-universitaire, centre qui possède parfois une cellule "souffrance au travail".

Constat inquiétant : les salariés ont le sentiment d'être en danger s'ils parlent au sein de l'entreprise, et le vivent comme un echec personnel.











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